120e anniversaire de la naissance de Deng Xiaoping
BEIJING, 21 août (Xinhua) — La Poste de Chine émettra jeudi une série de quatre timbres pour commémorer le 120e anniversaire de la naissance du défunt dirigeant chinois, Deng Xiaoping.
Chaque timbre comporte un portrait à la peinture à l’huile de M. Deng en souvenir de sa glorieuse carrière et de son comportement charismatique, a déclaré mercredi la Poste de Chine.
Les peintures sont intitulées « Expériences de faire des études tout en travaillant à mi-temps », « Années de service militaire », « Printemps des sciences » et « Réforme et ouverture ».
Né le 22 août 1904 dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest), M. Deng est considéré comme l' »architecte en chef » de la réforme et de l’ouverture de la Chine qui ont débuté à la fin des années 1970.
XINHUANET
UN AVANT GOÛT DU PROCHAIN ÉCHANGE INTÉRIEUR
Le service des Échanges Intérieurs n’a pas souvent l’occasion de proposer des documents exceptionnels comme celui qui sera en vente dans le 94ème de la fin d’année 2024. Je souhaiterais lever un coin du voile sur ce lot de 4 documents sans altérer l’intérêt général pour le prochain propriétaire. Un doute, un fait devrait nous intéresser et c’est ce qu’on va raconter.
1821 : lettre de l’évêque Maxula – Prates à son ami l’abbé Forbin de Janson
1821 : Jacques Léonard Pétocheau, évêque de Maxula-Prates, écrit à un ami l’abbé Forbin de Janson sis à Paris aux Missions étrangères. Dans la missive il précise qu’il lui envoie « ce petit fruit de notre jardin ».
Explication : l’année 1815 vit la décollation de l’évêque Dufresse. (Gabriel-Taurin Dufresse (1750 – 1815) était un évêque missionnaire en Chine où il subit le martyre). La pratique était courante pour les ecclésiastiques et les chinois convertis à une religion occidentale. La Chine n’acceptait pas l’intrusion des prédicateurs et commerçants de l’Occident. La répression était impitoyable. L’évêque fut inhumé puis exhumé de son cimetière et ses os et sa tête furent dispersés. La surprise nous prend car la méthode ressemble à celle dénoncée au Moyen-Age par les Cathares, les Protestants et tous ceux qui se heurtaient à la religion catholique et refusaient entre autres les trafics de reliques très courants à cette époque. En 1821 on ne peut qualifier les faits comme tels mais ça y ressemble fort hors échange d’argent. Aujourd’hui certains restes de notre évêque reposent dans la crypte de l’Eglise du séminaire des Missions Étrangères de Paris. On voit la récurrence des pratiques dans l’Histoire et l’on « prie » que ces faits se soient éteints.
Demande de cautionnement d’Alexis Germain Henri Maignan Champromain à Monsieur le Premier Directeur du Bureau Postal à Changhai, Monsieur Champanhet
1er avril 1865. La France décide d’ouvrir un Bureau Postal à Changhai suite à la fermeture de la poste au Consulat Français en octobre 1862. Le premier directeur, M. Champanhet débarqua le 13 janvier 1863. Le document qui nous intéresse est adressé à M. Magnan Champromain par un Conseiller d’État[1] pour une demande de cautionnement de 7800 Francs[2]. En effet pour sa nomination Alexis Germain Henri Maignan Champromain devait régler sa « charge ». Reprendre ce système de financement de l’Ancien Régime mais aboli depuis la révolution doit nous interroger. Ici d’aucuns nous répondraient qu’il existe encore des charges que l’État négocie.
Ces deux remarques ou faits nous font un clin d’œil malicieux mais qui nous interrogent encore en 2024.
[1] Le Comte Édouard Vandal fut le Directeur des Postes de 1861 à 1870
[2] L’INSEE donne la conversion de 3 492 096,28 euros de 2023 pour 7300 francs de 1901.
Léo BANCOURT






