Commémoration de l’entrée de la RPC à l’ONU
La poste chinoise a émis un timbre commémoratif en l’honneur du 50e anniversaire du rétablissement du siège légal de la République populaire de Chine aux Nations Unies. La poste prévoit d’imprimer 7 millions de timbres portant le dessin commémoratif, chacun d’une valeur nominale de 1,2 yuan (environ 17 centimes d’euro).
Le motif du timbre présente l’image du drapeau national chinois flottant devant le complexe du siège de l’ONU, avec des colombes blanches symbolisant la paix, l’amitié et l’unité. La version numérique du timbre peut être consultée via la plate-forme de médias sociaux Weixin, à l’aide de la technologie de réalité augmentée.
Macao un timbre rare
L’échange interne 85 initié par Léo Bancourt sur Macau nous ouvre un œil sur cette collection. Parmi les anecdotes, voici celle d’un des timbres les plus recherché de cette ancienne colonie portugaise.
Surcharge locale en diagonale du timbre de Don Carlos I de 1911 du 5 avos sur 10 avos.
La surcharge en diagonale du timbre de Don Carlos Ier du 5 avos sur sa valeur de 10 avos émis en 1911 est l’un des timbres les plus recherchés émis par Macao sous domination portugaise depuis le milieu du XVIe siècle.
Le timbre montre un portrait de Don Carlos I qui a servi comme roi du Portugal de 1861 à 1889. Après la révolution de 1910, le gouvernement du Portugal surchargea un trop grand nombre de timbres de Charles avec le mot « REPUBLICA » en diagonale avant de les envoyer dans les provinces dont Macao. Ce surplus de timbres est devenue une situation assez complexe et qui a exigée un peu de créativité de la part des postiers. En conséquences, ils ont décidé de produire des valeurs 2 avos et de 5 avos à partir des planches de timbres reçues en surchargeant les planches de 4 avos en 2 avos et les planches de 10 avos en 5 avos dans les coins supérieur droit et inférieur gauche des planches de timbres, puis en les divisant en deux parties dans le sens de la diagonale.

Un exemplaire neuf en très bon état a été vendu pour 7 632 $ lors de la vente aux enchères Interasia de en décembre 2018 bien loin des cotes des catalogues généraux.
findyourstampvalue.com
Psychologie du collectionneur
Voici un article pas « banal » sur un site philatélique
Collectionneurs: d’où vient cette passion de l’accumulation?
PSYCHOLOGIE – Des timbres, des cartes postales, des figurines ou des étiquettes de boîtes à camembert… Les collections sont aussi nombreuses que les collectionneurs. Peut-on parler d’un doudou pour adulte?
Jacques Attali accumule les sabliers, Angelina Jolie les poignards, Tom Hanks les machines à écrire… Chez les stars comme chez les anonymes, la collection a la cote: en 2021, près de 40 % des Français en complètent une et 79 % en ont tenu au moins une au cours de leur vie, selon une étude eBay/Ifop parue en avril 2021. Objets les plus prisés: pièces de monnaie, timbres, cartes postales, disques vinyles ou figurines… Mais pourquoi sommes-nous si nombreux à amasser des séries d’objets hétéroclites qui n’ont souvent pas grande utilité ni valeur monétaire? Jusqu’à quel point cette passion un peu obsessionnelle nous est-elle bénéfique?
«On collectionne pour posséder, dominer, maîtriser, c’est-à-dire imposer ses vues sur un corpus qui, par construction, ne pourra être soumis qu’à son “créateur”», analyse Marc Verspyck, consultant financier et passionné par le sujet auquel il vient de consacrer un livre (Dans la même collection, histoires de collectionneurs d’hier et d’aujourd’hui, L’Harmattan, 2021). En amassant des objets, on remplit un vide, on se rassure, on décroche des galons d’expert dans un domaine qui n’appartient qu’à nous. La collection nous apprend aussi la patience, le temps long, par opposition au zapping et aux moments fragmentés qui occupent souvent nos vies quotidiennes: sorte de refuge, elle représente une occupation de longue haleine – gage d’une certaine stabilité – à laquelle on peut revenir dès qu’on le souhaite. «C’est aussi un moyen de laisser une trace, de fixer et de transmettre quelque chose du passé, à travers des objets qui, contrairement à nous, ne vieilliront jamais», suggère Marc Verspyck.
Créer des liens
Pour le psychanalyste américain Werner Muensterberger, auteur du Collectionneur, anatomie d’une passion (1996, Payot), la collection serait à l’adulte ce que le doudou est à l’enfant: une manière de colmater une angoisse liée au rejet ou à l’éloignement des parents pendant l’enfance, «une manœuvre défensive ayant pour but initial de transformer la désillusion et le sentiment d’impuissance en action visant un objectif». Elle est aussi parfois une manière de revivre avec nostalgie les premières années de notre vie, lorsque amasser, regrouper et trier des objets nous permettait de comprendre le monde qui nous entourait, d’en prendre «possession». Lui-même collectionneur et auteur de La Psychologie du collectionneur (Groupéditions, 2014), le psychologue Hubert Van Gijseghem estime pour sa part que le collectionnisme est inné: «On est collectionneur ou on ne l’est pas. C’est pour cela que c’est une passion difficile à comprendre pour les autres, et impossible à transmettre à ses enfants s’ils n’en ont pas le goût», assure celui qui indique aussi que sur dix collectionneurs, neuf sont des hommes. La collection, une passion masculine?
Comme le disait Sacha Guitry, il y a les collectionneurs “placard” et les collectionneurs “vitrine”
Hubert Van Gijseghem, psychologue
Hubert Van Gijseghem distingue deux principaux profils de collectionneurs: les «insecure», qui cherchent à faire taire un manque, et les grands narcissiques pour qui les objets collectionnés sont autant de miroirs, de doubles de soi. Certains amassent leurs trésors en secret, d’autres aiment les exhiber… «Comme le disait Sacha Guitry, il y a les collectionneurs “placard” et les collectionneurs “vitrine”, s’amuse le psychologue. La majorité appartient à la seconde catégorie: beaucoup utilisent leurs collections comme une occasion de contacts, de voyages…» En faisant découvrir aux autres ses objets fétiches, on dit aussi quelque chose de soi, de ses souvenirs, de ses passions. Collectionner permet souvent de créer des liens avec d’autres passionnés, de se sentir appartenir à une communauté.
Mais entre la passion et l’obsession, la frontière est parfois ténue. Auteur d’une thèse de doctorat sur le collectionnisme en 1921, le psychiatre Henri Codet discernait déjà chez les collectionneurs une certaine «pathologie du classement». Obsédés par leurs prochaines trouvailles, devenus incapables de travailler à autre chose qu’à leur collection, certains souffrent même de «syllogomanie», ou «thésaurisation pathologique», un trouble de la personnalité qui se caractérise par l’accumulation excessive d’objets inutiles. Et même lorsqu’elle n’a rien de pathologique, la collection est une passion encombrante et intrusive, qui peut jouer les trouble-fêtes au sein du foyer: source de dispute conjugale pour 32 % des couples, elle aurait même mené 7 % d’entre eux à la rupture, selon l’étude eBay/Ifop. Parmi les motifs de friction: la place qu’elle occupe dans le logement, son impact sur la décoration intérieure… ou le budget qui lui est consacré.







